Avertir le modérateur

25 juin 2012

La zone mixte, c'est l'enfer, mais en moins cool

Capture d'écran TF1

Si Jean-Paul Sartre était encore parmi nous, il écrirait sûrement un post de blog sur la zone mixte, l’espace réservé aux journalistes pour (essayer) de parler aux joueurs après un match. Cet endroit où l’enfer c’est un peu soi-même, beaucoup les autres, et surtout les joueurs. En fait, dans ma courte existence, je n’ai pas le souvenir d’avoir autant l’impression d’être une sous merde que dans ce couloir de dix mètres de long sur un mètre de large. Alors j’ai décidé d’en parler un peu. Pas forcément pour revenir une nouvelle fois sur l’affaire Nasri, mais plutôt pour tenter d’expliquer comment ce genre de choses peuvent arriver.

Etape 1. Arriver à la zone mixte

Evidemment, chaque stade possède sa propre configuration, mais par soucis de clarté, j’évoquerais uniquement la ZM de la Donbass Arena, qui a accueilli trois des quatre matchs des Bleus dans cet Euro. La zone mixte se trouve au sous-sol, au -2, niveau parking, à quelques dizaines de mètres des bus réservés aux équipes. Le terrain est au 0, la salle de conférence de presse (pour les sélectionneurs uniquement) au -1. On y rentre avec un ticket qu’il faut préalablement demander à l’UEFA. C’est pas le plus dur.

Etape 2. S’y faire une place

zonemixte2.png


Si j’en vois un qui se fout de la gueule de mon schéma, je l’emplâtre. Non seulement j’ai mis beaucoup de temps à le faire, mais en plus j’en suis fier. Bref: en noir = les murs, en marron = là où les journalistes ont le droit de se mettre, les flèches = le chemin des joueurs entre le vestiaire et le bus au fond et en violet = la zone de contact. Je reviendrais sur les points Nasri et Mexès plus tard.

 Il est important de savoir qu’en zone mixte, il fait très chaud. Déjà, la température est de 30° dehors, et en plus on est dans un parking. Comme vous pouvez le voir, c’est tout petit. Les places sont chères. Dans la règle du premier arrivé premier servi, tous les journalistes se collent à la barrière le plus près possible des vestiaires pour capter les joueurs en premier. Car quand un Bleu s'arrête pour parler à un ou plusieurs journalistes, en général, il ne s’arrête pas une deuxième fois quelques mètres plus loin.

Etape 3. Alpaguer les stars

Bon, c’est ici que la blague commence. Il faut entre quatre et cinquante minutes à un joueur pour prendre sa douche. Ne me demandez pas pourquoi certains mettent plus de temps à sortir du vestiaire que d’autres, je n’en sais rien. Toujours est-il que les premiers déboulent en zone mixte à peine cinq minutes après le coup de sifflet final. En général, ce sont les remplaçants. En général, ils ne parlent pas. Puis ceux qui ont joué arrivent. Ils sont alors alpagués par les radios, beaucoup trop fortes à ce jeu-là. L’objectif est d’attraper le bonhomme pour qu'il vienne vous raconter le match. Eventuellement, vous pouvez lui faire des petits yeux tristes pour qu’il soit pris de pitié (ce qui fonctionne assez rarement, je dois l’avouer) à grand coup de «Adil! Adil! Un petit mot ?!». Car vous vous en doutez, les joueurs s’arrêtent rarement. En fait, il y a plusieurs catégories:

  • Ceux qui s’arrêtent toujours, victoire ou défaite: En général, ceux qui appartiennent aux plus grands clubs, qui ont l’habitude des grandes compétitions. Et ceux qui sont trop timides pour dire non. Karim Benzema, Franck Ribéry, Hatem Ben Arfa, Marvin Martin, Mathieu Debuchy, Anthony Reveillère, Yohan Cabaye, Hugo Lloris, Alou Diarra, Gaël Clichy, Laurent Koscielny, Yann M’Vila
  • Ceux qui s’arrêtent que quand ça gagne: Philippe Mexès, Patrice Evra
  • Ceux qui s’arrêtent quand ça les chante (genre quand il y a pas eu d’article assassin la veille…) : Florent Malouda, Samir Nasri
  • Ceux qui passent sans s’arrêter en faisant semblant d’envoyer un sms : Adil Rami, Jérémy Menez (à qui revient, sans aucun doute, la palme du mépris. Pas un regard, même après son bon match face à l’Ukraine)
  • Ceux que personne n’a vraiment essayé d’attraper : Steve Mandanda, Cédric Carrasso, Blaise Matuidi, Mathieu Valbuena (à part le dernier match, lorsqu’il a répondu: «je dis rien sinon je vais dire des conneries»)
  • Celui qui vient pas souvent mais qui fait passer des messages : Olivier Giroud (en un regard après l’Angleterre, on a compris qu’il était pas content de ne pas avoir joué. En une phrase, après France-Suède, il a balancé que ça s’était chauffé dans le vestiaire)

C’est ici que surgit le point Mexès. Plutôt que de suivre les flèches et d’affronter le regard des journalistes, Philippe Mexès a trouvé l’astuce de passer sous le cordon UEFA, situé au niveau du point cyan (oui, cyan) dans le schéma, pour rejoindre directement le bus. Il n’a pas le droit, ce que le petit bonhomme de 15 piges présent à cet endroit-là a tenté de lui expliquer. Mais Mexès a insisté, et il a gagné.  

Etape 4. Résister aux aisselles des collègues

Une fois le gros poisson dans les filets, tout le monde se rue vers lui micro en main. C’est un amas humain qui frôle le non-sens. L’objectif est d’approcher le plus près possible du mec ton dictaphone, dans un exercice de contorsion risible et souvent douloureux. Une fois sur deux, on se retrouve le nez dans les effluves sub-épauliennes du collègue. Quand c’est pas toi qui fait subir les tiennes. Il y a aussi de grandes chances d’être violemment pressé contre la barrière, contre ton voisin, contre un mur. C’est à ce moment-là que tu te dis que t’es vraiment une merde, au milieu de quinze autres merdes comme toi, à te battre pour un mec qui t’explique que «l’important, c’était les trois points».

N’oublions pas non plus ces connards de journalistes Espagnols qui mettent la télé à fond derrière toi pour récupérer une ou deux déclas de la conférence de presse (il y a deux télés en ZM) en attendant que leurs joueurs passent. «Si tu voulais l’écouter fallait y aller, putain», lance un journaliste français qui avait du mal à entendre ce que lui racontait Benzema à un confrère espagnol. Je vous jure, ça a failli se battre.

Etape 5. Samir Nasri

Bon, rendons-lui enfin hommage, car après tout sans ses exploits je n’aurai sans doute pas fait ce post de blog. Donc voilà, nous sommes à la sortie de France-Espagne, il fait très chaud. Mon collègue de l’AFP est énervé car les radios espagnoles font chier à prendre toute la place. Aucun joueur ne s’arrête, tous tirent la gueule en passant, sans répondre. Nasri se pointe et avance de deux ou trois mètres dans la zone mixte, sans sembler vouloir parler. Selon le rite, le journaliste de l'AFP lui demande un petit mot, et vous connaissez la suite. Il y a ce «casse-toi». Je ne cherche pas à le cautionner ou à le justifier, juste à l’expliquer. Il est la conséquence de la fatigue, du stress, de cet endroit où l’on se sent si bête, si inhumain. C’est plus un casse-toi de résignation qu’un casse-toi d’agression. Genre, «ouais bon bah casse-toi alors si t’as rien à dire». Tout ça n’a pas pour but de l’excuser. Mais peut-être d’atténuer un peu sa part de responsabilité dans le craquage de Nasri.

 

Bertrand Volpilhac

Commentaires

Et il n'y a pas un service presse pour mettre de l'ordre dans tout ça? Pour gérer les joueurs et les interviews demandées?

Écrit par : Jessica | 25 juin 2012

Si, mais il ne peut rien faire pour la Zone Mixte, qui sort de sa compétence.

Écrit par : Bertrand Volpilhac | 25 juin 2012

Sinon, il y a la Zone mixte à 6.000 € du Tour de France : là, tu paies 6.000 € pour être la sous-merde dont tu parles ... Bon d'accord les coureurs sont plus accessibles mais c'est ASO qui te prend en plus pour un con ... La seule zone mixte payante au monde est française môssieur : ils sont forts chez ASO !!!!!

Écrit par : MB | 26 juin 2012

J'aime beaucoup cet article sur l'envers du décor de la zone mixte, ce monde parallèle dont on entend parler après chaque match/confrontation sportive mais qui reste finalement un grand mystère pour nous les non sportifs et non journalistes.
Merci !

Écrit par : Mayda | 25 juin 2012

C'est dommage que les attachés de presse ou chargés de communication de l'équipe de France ne soient pas là pour encadrés (ou recadrés) les joueurs dans leurs relations avec les journalistes. Ils devraient être préparés à répondre intelligemment aux journalistes quelque soit le résultat du match ou leur état d'esprit. ça fait partie de leur boulot... sinon il fallait rester joueur amateur.

Écrit par : Jessica | 25 juin 2012

C'est dommage que les attachés de presse ou chargés de communication de l'équipe de France ne soient pas là pour encadrés (ou recadrés) les joueurs dans leurs relations avec les journalistes. Ils devraient être préparés à répondre intelligemment aux journalistes quelque soit le résultat du match ou leur état d'esprit. ça fait partie de leur boulot... sinon il fallait rester joueur amateur.

Écrit par : Jessica | 25 juin 2012

Merci pour cet article très intéressant et qui sort de l’ordinaire. C’est peut être les articles comme celui-ci qui manquent dans nos journaux !
Vraiment merci au journaliste ! Et bravo pour votre travail ! =D Merci

Écrit par : Victor | 25 juin 2012

Bon ma question sera peut-être pas très claire, mais pour un journaleux, stratégiquement, vous vous postez où ? Là où il y a de la place, où est-ce qu'il y a une stratégie de placement ? Parce que là, on a surtout l'impression qu'il faut juste savoir jouer des coudes.

Écrit par : Assia | 25 juin 2012

Il faut savoir jouer des coudes, et tenter d'arriver le premier aussi. L'idée est de se mettre le plus proche possible du vestiaire, de manière à chopper les joueurs directs. Mais les radios prennent cette position préférentielle dès le début. Les presses écrites attendent parfois un peu plus loin. L'idée, c'est de prendre un peu de recul et dès qu'un joueur s'arrête, foncer pour être au plus proche de lui.

Écrit par : Bertrand Volpilhac | 25 juin 2012

Ca faisait longtemps que je n'avais pas lu un billet de blog aussi cool, bien écrit et intéressant. Merci. Sur ce, je me casse, donc.

Écrit par : Adèle | 25 juin 2012

pour précision, certains "codes" de la profession veulent que chacun se range à sa place, les radios en premier, la presse écrite ensuite (le tv sont à part). même s'il ne régit pas cette zone, l'attaché de presse de la sélection ou du club a tout de même un peu de prises sur les joueurs. Mais comme d'hab, c'est avant tout une question d'éducation. Certains ont compris que ça fait partie du job, d'autres pas. Dernier point : certaines "plumes" du journalisme, que je ne citerai pas, ne foutent jamais les pieds dans cette zone de non-droits... à raison.
Ca fait longtemps qu'on l'évoque comme ça pour blaguer, mais si tous les journalistes boycottaient cette zone pendant 2-3 matches, les joueurs y réfléchiraient à deux fois

Écrit par : GS | 25 juin 2012

Répondre des phrases bidons à des questions inintéressantes de journalistes, non, cela ne fait pas partie du boulot d'un footballeur. Et même si les questions étaient intéressantes, d'ailleurs, ce qui est quand même rare, faut-il le rappeler pour contrebalancer cette charge unilatérale.
Aussi incroyable que cela puisse paraître, le boulot d'un joueur de foot, c'est de jouer au foot. S'ils répondent à des questions de journalistes, très bien, mais je ne comprends pas que l'on puisse dire que cela est normal qu'ils le fassent. Et encore moins que l'on rapproche "éducation" et faculté à répondre à des journalistes...

Écrit par : Machin Bidule | 25 juin 2012

@Machin Bidule Et si malheureusement, que cela te plaise ou non. Certains sport(if)s l'ont compris : le tennis par exemple. Tu ne peux pas que te servir, il faut donner un peu au minimum aussi. Tout est lié. Le joueur joue bien, il est encensé par les médias, les sponsors se disent qu'ils peuvent faire parleur d'eux grâce au joueur, et lui file un gros contrat... Si tu casses l'un des chaînons, ça ne peut plus fonctionner. A l'étranger la question ne se pose même pas, victoire ou défaite, ils font le "taf"
Sinon je ne rapproche pas "éducation et faculté à répondre à des journalistes" je rapproche "éducation et s'arrêter répondre tout court aux journalistes quand ils t'interpellent quitte d'ailleurs à dire "non pas là, j'ai pas envie désolé"
N'oublie pas que si plus aucun joueur ne parle (aussi bien aux tv, radio, que presse écrite) tu n'auras plus que l'avis des journalistes (bon ou mauvais, qu'ils aient raison ou tort) à te mettre sous la dent. Ce n'est pas l'idée que je me fais de l'information

Écrit par : GS | 25 juin 2012

Ah oui c'est vrai, c'est mieux à l'étranger... ;o) Tu lies information, sponsorship et contrat... ne crois-tu pas que le problème est là ? C'est le serpent qui se mord la queue... Le commerce du clic de l'information engendre les monstres dont vous avez beau dos après de conspuer. Les joueurs ont bien sûr leurs torts également, mais vous autres journalistes, vous participez pleinement à ce spectacle de désinformation.
Autre point : je pense qu'aucun être humain dans la peau d'un joueur qui traverse une telle zone mixte ne s'arrêterait à devant chaque journaliste pour lui dire "désolé, je n'ai pas envie de répondre". On pourrait très bien imaginer un article de blog écrit par un footballeur qui traverse fréquemment ces zones mixtes et je suis certain qu'il ne serait pas triste non plus.
Ce que je retiens de l'article, c'est que son auteur excuse le journaliste AFP car il devait travailler dans de mauvaises conditions. En quoi Nasri en est responsable ? En quoi Nasri, à qui on peut laisser le bénéficie du doute d'être déçu de la défaite, serait plus responsable d'avoir élevé le ton que le journaliste AFP ? Je suis d'accord pour dire que Nasri n'est pas excusable pour les insultes qui ont suivi par la suite. Mais le journaliste ne l'est pas beaucoup plus pour le ton qu'il a semble-t-il employé.

Écrit par : Machin Bidule | 25 juin 2012

C'est pourtant simple de lire: "Il y a ce «casse-toi». Je ne cherche pas à le cautionner ou à le justifier, juste à l’expliquer" puis "Tout ça n’a pas pour but de l’excuser."

Écrit par : Bertrand Volpilhac | 25 juin 2012

@Machin Bidule Tu mélanges tout est n'importe quoi. Perso, je n'ai jamais parlé du journaliste de l'afp.
Et oui, c'est pareil, que tu le veuilles ou non, les journalistes font partie du business. A ma connaissance, tous en sont conscients !! Il ne faut pas vivre au pays des bisounours, la réalité est telle qu'elle et ni toi ni moi ne pouvont la changer (à moins que tu aies des super-pouvoirs) :)

Pour parler de l'étranger, oui, il ne faut pas être fermé comme une moule. Parfois, à l'étranger, ça va te paraître dingue, mais il y a des trucs biens. Et puis des fois à l'étranger il y a des trucs nazes. Incroyables non ??!!?? :)

Le spectacle de la "désinformation" ? C'est ce que je t'explique (vainement visiblement). Si chacun fait sa part du boulot, tu es à peu près sûr qu'il n'y a pas de problème. Là, Nasri ne s'arrête pas et se fait pourrir par tout le monde qui n'a rien à se mettre sous la dent. Qu'il s'arrête, qu'il s'explique avec ses mots (qui seront reproduits) et au moins, ça te fera l'avis du journaliste qui dit qu'il est mauvais, et celui du joueur qui t'explique (par exemple mais j'en sais rien) qu'il ne se plait pas dans le schéma ou je ne sais quoi d'autre...
Les joueurs ont tout à gagner à bien faire le job (quitte à dire "non pas aujourd'hui svp") et les journalistes aussi. C'est du gagnant-gagnant. Encore faut-il qu'ils le comprennent

Écrit par : GS | 25 juin 2012

Et qui peut expliquer en retour ce qui est passé par la tête de Nasri ?
Je comprends votre point de vue, je le trouve intéressant, mais il est biaisé car il ne retranscrit qu'un seul son de cloche.
Bon ok, c'est le principe d'un blog... ;o)

Écrit par : Machin Bidule | 25 juin 2012

pour précision, certains "codes" de la profession veulent que chacun se range à sa place, les radios en premier, la presse écrite ensuite (le tv sont à part). même s'il ne régit pas cette zone, l'attaché de presse de la sélection ou du club a tout de même un peu de prises sur les joueurs. Mais comme d'hab, c'est avant tout une question d'éducation. Certains ont compris que ça fait partie du job, d'autres pas. Dernier point : certaines "plumes" du journalisme, que je ne citerai pas, ne foutent jamais les pieds dans cette zone de non-droits... à raison.
Ca fait longtemps qu'on l'évoque comme ça pour blaguer, mais si tous les journalistes boycottaient cette zone pendant 2-3 matches, les joueurs y réfléchiraient à deux fois

Écrit par : GS | 25 juin 2012

@MachinBidule
Quand un sportif aime et défend son sport et la couleur de son maillot (donc son pays), il fait sorte de donner une bonne image de lui. C'est une question de respect. Il doit bien jouer au foot, c'est l'essentiel de son boulot c'est sure. Mais il ne faut pas oublier que c'est un sport médiatique, regardé par des milliers d'enfants à qui ils se doivent de montrer un bon exemple. Ils sont adultes et responsables et parfois certains manquent d'intelligence. S'ils ne comprennent pas qu'ils se doivent de véhiculer des valeurs, ils ne sont pas dignes de représenter la France.

Je passe sur votre "généralité" sur les questions inintéressantes des journalistes...ridicule Comme dans tous les métiers il y a des bons et des moins bons journalistes.

Écrit par : Jessica | 25 juin 2012

Merci pour ce billet intéressant, sur une zone que moi téléspectateur ne connais pas.

Écrit par : Anfalsh | 25 juin 2012

oh mon dieu le schéma est immonde.

Écrit par : Bernard_Pas_Diomède | 25 juin 2012

@GS : soyons clairs, quand je parle de désinformation, je ne cherche pas à dénigrer les journalistes, mais leurs employeurs et leurs lignes éditoriales.
Ouvrez un site journaliste sportif (n'importe lequel au hasard) et amusez-vous à regarder le ratio article ou brèves / informations. Quand à l'équipe de France, il y a un bashing systémique qui est en place à l'heure actuelle, tous médias confondus. Ça fait vendre.

Sur ce, bonne journée, je retourne dans la vraie vie ;o)

Écrit par : Machin Bidule | 25 juin 2012

Pas mal, mais il y a encore pire : la zone mixte à la CAN. Avec des enfants qui trainent dans le passage, des militaires qui menacent tout le monde, des joueurs qui sortent par un autre passage.

Sinon, je crois que tu as oublié un principe qui pose problème : d'un côté, tu as des mecs qui ont souvent fait des études supérieures, sont (relativement) mal payés et quémandent une petite réaction. De l'autre, tu as des types qui sont loin d'être des Prix Nobel mais qui gagnent des millions, sont adulés, se tapent tout ce qui bouge et te méprisent ouvertement. Du coup, t'as fortement envie d'être méchant avec les footeux hautains et qu'ils se plantent.

J'ai déjà pu constater en zone mixte, entre confrères, que certains se réjouissaient du malheur des Bleus.

Écrit par : Godillo | 25 juin 2012

"J'ai déjà pu constater en zone mixte, entre confrères, que certains se réjouissaient du malheur des Bleus."

D'accord. Faut pas vous plaindre après.

Écrit par : Etonné | 25 juin 2012

"votre collegue" c'est un gros con :)
a la place de nasri j'aurai pas parlé je lui aurai foncé dedans a la mode canto :)
bye les journaliste reliser votre convention de journaliste . collabo que vous etes...

Écrit par : boudi | 25 juin 2012

Si je ne suis pas toujours d'accord avec les journalistes, je dois reconnaitre que ne n'est pas toujours un métier facile. D'autant plus que c'est aussi grace à eux si la liberté est tant soit peu préservée dans une partie du monde, et qu'ils font de l'excellent travail quans ils dénoncent les exactions de certains dirigeants ou criminels. Bien sur il y a quelquefois de l'xagérations notamment dans les domaines du sport et du show-bizz. Mais à qui la faute ? A ceux qui n'attendent que des nouvelles croustillantes pour acheter un magasine ou regarder certaines émissions tv ou écouter certaines émissions radio.
Toutefois pour en revenir à l'attitude de NASRI ET CONSORT, il faut bien analyser ce qu'est un footballeur de haut niveau. D'abord on leur donne le statut de star (être fantasmatique,inaccessible,intouchable entouré de mystère) et là je trouve que certains ont bien les trois derniers termes de la définition du mot star mais qu'ils n'ont certainement pas le premier. D'autre part on excuse la grossiereté de NASRI sous prétexte que le journaliste lui dise "casse toi" . Certe ce n'était peut être pas la chose à dire. Mais dans le contexte décrit par BV NASRI n'a - il pas lui même allumé la poudre en déclarant que les journalistes écrivent de la m.... ou des c..... Quant on a vu NASRI jubilé en espérant devenir le capitaine de l'EDF a-t-il un comportement lui permettant d'atteindre cette fonction? L'image donnée par ces jeunes à cet euro, me fait douter sur l'incompétence de DOMENECH aujourd'hui. Eh oui on s'aperçoit à travers de ce que l'on vient de voir, que certains joueurs n'ont aucune propention à partager et à vivre en équipe. Ces dernières années on a misé sur le soit disant talent de ces joueurs, mais quel est leur talent réellement? Ils n'ont rien apporté à l'équipe de FRANCE de plus que les autres et se sont fondu dans la masse au niveau sportif. Ils n'ont fait que s'illustrer par leur attitude méprisante et grossière enverts leur public. Et je pense qu'au taux horaires auxquels ils sont payés ils pourraient faire un effort de communication c'est la moindre des choses. Vous me direz NASRI a au moins un beau sourire de bébé, mais MENEZ il doit sourire quand il se coince le doigt dans une porte. Enfin je dirai aussi qu'il ne faut pas tout confondre, bien sur que maçon est un métier difficile, mais tous les métiers ont leurs revers quant un journaliste se fait tuer pour informer le public dans des endroits en guerre ce n'est pas dangereux et pénible? Quant un journaliste toujours pour le même but se fait enlever ce n'est pas dangereux? La tolérance a disparu de notre société, car tout est dit dans un sens jamais dans l'autre. Il n'y a qu'à voir certains articles ou les gens crient leur haine, alors qu'il s'agit d'un blog ou une personne donne une expllication sur un sujet bien précis en toute neutralité. Voilà je voulais donner mon sentiment sur ce theme je suis un spectateur qui aime le foot mais aussi bien d'autres spectacles et émissions mais je tolère les gens qui n'aiment pas la même chose que moi, et respecte aussi les idées des autres dans la mesure ou elle ne sont pas violentes.
En tous les cas merci pour vos explications .

Écrit par : robert | 26 juin 2012

Quelles que soient les raisons de l'énervement du journaliste de l'AFP
- Il n'a pas à s'énerver. Son boulot, c'est d'arriver à faire parler Nasri, pas de le faire monter en température.
- L''AFP n'a pas à masquer les déclarations de son journaliste. Elle est passée de "Le rédacteur, restant poli..." à "Le rédacteur, restant poli mais ferme..." avant de reconnaitre piteusement, à la 3e version de sa dépêche, que le journaliste avait bien dit "Eh bien casse-toi alors, si tu n'as rien à dire"
- “Casse-toi !", ça ne se dit pas, point barre. Pas plus que "Va niquer ta mère, etc".
- Je trouve toujours gonflé que les journalistes aient attaqué rudement Nasri après cette algarade, sans se donner la peine de reconstituer l'événement, et alors qu'il a été provoqué. Nasri aussi a le droit d'avoir les nerfs. Si on ne lui avait pas dit "Casse-toi !", il n'aurait rien dit. Ça sent vraiment le réflexe de caste et c'est aussi minable que la prestation de l'équipe de France, ce soir là.

Écrit par : Do Espirito | 25 juin 2012

bonjour, l'article était intéressant mais je ne suis pas d'accord ni avec l'un ni avec l'autre. le journaliste qui ne supporte pas la pression change de métier ou bosse pour "chasse et pêche" mais arrête de se comporter comme si ça vie dépendait du commentaire insipide d'un joueur qui n'a rien à dire. Il y a des conférences de presse à ce qu'il me semble les journalistes n'ont qu'à s'en contenter à moins évidemment, mais cela me parait peu probable, qu'ils recherchent le scoop... je ne pense pas non plus que répondre aux questions fasse parti du job, leur job est de jouer et tant qu'à faire, de bien jouer. c'est ça qui fera vendre et qui attire les sponsors. la preuve avec zidane (passons sur son coup d'éclat de fin de carrière), je ne regarde pas les matchs de foot et encore moins les interviews de joueurs qui suivent mais on ne peut malheureusement pas y échapper si on regarde le 20H, tout ça pour dire que les rares interventions de Zidane ne l'ont jamais fait briller ni mis en avant une quelconque intelligence et qu'il aurait mieux fait de passer son chemin. mais il jouait bien, à moins que je n'ai vraiment rien compris, et c'est pour ça qu'il était apprécié, ainsi que les diverses actions qu'il menait. pour conclure, les joueurs sont trop gatés dès l'instant où ils sont repérés, ils sont trop payés, encensés, portés aux nues alors qu'ils ne font que jouer au foot, et même s'ils y jouent très bien ça ne justifie rien. ils n'ont pas la valeur de l'argent ni le respect de gens "normaux" et vous mettez en face des journaliste qui ne font qu'ajouter de l'eau à leur moulin puisqu'ils s'intéressent à leur moindre faits et gestes, foutez leur la paix, laissez les jouer sans faire de pronostics inutiles et peut etre qu'ils se concentreront sur leur job, à savoir jouer. après je dis ça, je ne changerai pas la face du monde mais bon... à bon entendeur, salut!

Écrit par : cyd | 25 juin 2012

D'accord mais alors là non seulement ils n'ont pas bien joué, et en plus ils se permettent d'avoir un mauvais comportement hors du terrain, devant les journalistes, donc devant le monde entier... Si seulement ils avaient bien joué encore... Zidane était aimé et respecté, parce qu'il était un excellent joueur mais aussi pour son état d'esprit et son comportement exemplaire, ses valeurs (on ne parle pas que des interviews, mais du comportement général). Le même Zidane qui insulte un journaliste aurait été moins populaire.

Écrit par : Jessica | 25 juin 2012

C'est triste de lire tout cela. on a l'impression d'avoir affaire a des paparazzi avec des stars de cinéma. Je sais que c'est votre métier, mais le premier métier de Nasri, et des autres joueurs, est d'être footballeur. L'agacement de leur part a être tout le temps demandé est compréhensible même si vous ne faites que votre job.
Quand je lis que certains d'entres vous sont contents du malheur des Bleus, pensent-ils que c'est toutes une nation qui souffrent de voir ce pitre spectacle.
On a l'impression que vu que les joueurs ne vous livrent pas toutes leurs réactions, ils ne méritent pas de nous faire rêver. Si il faut qu'un joueur soit bon face au média et nul sur le terrain pour vous faire plaisir, sachez que je ne suis pas de cet avis.
Quand on dis que le foot est devenu autre chose que du foot (et du plaisir), grâce a votre article je comprends mieux.
en sachant que même si nasri avait parler au micro de ce journaliste, nous ne serions pas en demi-finale de cet euro.
n'est-ce pas la le plus important dans cette affaire, on ne dirai pas et c'est bien dommage.
Bon continuation dans votre métier.

Écrit par : Djule | 25 juin 2012

Vous me faites ici un procès intention. Vous n'êtes pas obligé de me croire, je n'ai pas vraiment le droit de le dire d'ailleurs, mais je suis un supporter de l'équipe de France. D'abord parce que j'aime cette équipe, et ensuite parce qu'une victoire m'aurait permis d'écrire plus longtmeps sur les Bleus et donc de faire plus de "clicks".

Écrit par : Bertrand Volpilhac | 25 juin 2012

Merci de votre réponse. mais sachez que je ne vous juge pas. j'ai de plus en plus de mal avec les journalistes (dont vous ne faites pas parti (dans vote article vous ne prenez aucun parti que ce soit pour le journaliste ou pour les joueurs de l'équipe de France)) qui ne font que vomir sur les joueurs de foot sachant que sans eux, ils n'aurait pas de boulot (faire des émissions quotidiennes sur le football tue le football car au final on ne parle plus du sport).
Par contre, je sais que je fais partie du problème car je lis ces articles parlant des a cotés du sport en lui-même. (l'affaire Zahia par exemple)
Il me semble qu'avant les journalistes partagés le quotidien des sportifs sans que ça ne gène ni les un, ni les autres;
Notre société de consommation (et d'information) fais que nous avons soit disant besoin de scoop. en rentrant dans l'intimité des joueurs (ce qu'on refuserait pour notre part) nous nous les mettons a dos.
Le foot est comme cela, on en arrive a voir des sélections entières qui ne parlent plus aux journalistes (le Portugal).
Le retour vers un milieu plus sain (comme ce fut le cas avec l'affaire Bastareaud où l'on s'est bien qu'il ne sait pas mangé une table de chevet mais alors les journalistes ont su protégés les joueurs ...) serait le bienvenue.
Mais je ne pense pas que ce soit a l'ordre du jour.
Bonne chance dans votre métier même si je ne pense pas que vos relations avec les joueurs vont s'améliorer a cause de journalistes (jamais au contact avec les joueurs) se croyant tout permis...

Écrit par : Djule | 25 juin 2012

S'il savait jouer au football aussi bien qu'il sait insulter les journaliste, il aurait peut être fait un bon Euro.

Écrit par : Salvia Eric | 25 juin 2012

Merci pour ces informations objectives. Enfin de la vrai information inédite. Rien à ajouter sur les joueurs, tout a été dit et les différents points de vue en commentaire se valent. Il serait intéressant dans un autre article de parler des "journalistes" qui se contentent de paraphraser d'autres collègues. A commencer par les grands 20h...

Écrit par : Ceceboulogne | 25 juin 2012

Très très concrètement, le premier souci n'est-il pas de considérer que ce qui sort de la pelouse n'a pas d'intérêt. Qu'on analyse le jeu, qu'on décortique les actions et qu'on commente ; soit.
Qu'on repasse en boucle la pathétique déclaration d'un joueur qui varie de la langue de bois à l'insulte, généralement dans une syntaxe approximative, et l'on bascule dans cette idolâtrie malodorante qui entoure le foot et qui est aussi responsable que les joueurs des "dérapages" actuels.

La première erreur est de considérer qu'un joueur de foot, au sortir d'un match, peut donner un commentaire intelligent et de le lui vouloir arracher (au prix d'un parcage qui devrait faire s'interroger les journalistes présents sur le prix qu'ils accordent à leur propre dignité avant d'accepter de subir ça pour le privilège d'un salaire, quel qu'il soit !)

Bien des joueurs ont des choses très intéressantes à dire sur le jeu, leur sport ; mais généralement ce n'est pas au sortir d'un match et encore moins d'une défaite qu'ils les dégoisent. D'autres n'ont pas dans le verbe le talent qu'ont leurs pieds : laissons-les au silence ; des commentateurs et analystes éclairés se substituent à eux avec avantage.

Mais voilà, on est dans le règne de l'instant, de l'émotion non raisonnée où l'on ne s'interroge plus sur la valeur

(la valeur de soi pour un journaliste subissant cette zone mixte pour récolter un contenu qu'il peut prédire d'avance sans intérêt à 99%, mais puisqu'une certaine vision de son public lui dit qu'il lui faut ce contenu pour "vendre" il préfère subir cela que de proposer une vraie analyse, aller chercher autre chose... bref, il vient prendre les ingrédients pour servir la soupe plutôt que de faire de l'information au sens propre et noble de "mettre dans une forme", à savoir traiter le contenu pour éclairer l'avis et l'opinion de son public. Nasri, Mexès et consorts ne vous donnerons jamais de grain à moudre pour cela au sortir de la douche et avant de monter dans le bus ; il y a dans les stades bien d'autres personnes dont les commentaires et analyses vous attendent (anciens joueurs, techniciens, etc.) : pourquoi ne pas aller les chercher plutôt que de vous complaire dans la fange panurgienne de la zone mixte ? Hein, journalistes, faites votre travail, le vrai.)

Écrit par : KoR | 25 juin 2012

C'est très intéressant d'avoir un point de vue tel que le vôtre, ça permet de se faire une idée de situations dont on ne voit rien d'habitude... et votre shéma est magnifique ;)
Deux questions: 1) Pourquoi continuer à vous imposer ça, et ne pas effectivement faire grève de ces questions après matchs qui nuisent globalement? Vous ne pouvez pas à cause de vos rédactions respectives?
2) Une personne dans les commentaires plus haut, Godillo, qui se présente apparemment comme faisant partie du groupe "journaliste" indique que certains d'entre eux ne supportent pas d'être "méprisés ouvertement" par des footballeurs. Partagez-vous cette impression? Y a t'il des attitudes concrètes qui illustreraient ce phénomène, hormis des colères isolées du type qu'a piqué Nasri?

Écrit par : Lili6 | 26 juin 2012

Bonsoir,

pour répondre à vos questions: 1) Faire grève de ces questions rend l'analyse globale fadasse et/ou trop centrée sur la perception du journaliste. De plus, il est important d'entendre un joueur dire que les trois points c'est important. Pas forcément sur le fond, mais sur la forme. Sa façon de le dire peut-être à elle seule objet d'un papier, d'une analyse. Il semble quand même difficile de se passer de l'avis des principaux acteurs. Surtout que plusieurs sont tout à fait intéressants.

Par ailleurs, pour clarifier certaines choses, il doit être précisé ici que je ne cherche nullement à appeler à la grève ou à demander quoi que ce soit. Je ne suis qu'un jeune journaliste dont c'est la première grande compétition. Je ne fais que décrire et constater avec la plus grande authenticité possible, mais en aucun cas je ne me permettrai de juger ou de remettre en question un fonctionnement qui existait déjà bien avant que je n'imagine être journaliste sportif. Je ne demande ni ne souhaite rien. Mon objectif était juste d'expliquer à ceux qui ne connaissent pas la zone mixte ce qui a pu amener à l'échange Nasri/journaliste. Pas à lancer une révolution.

2) Ce n'est pas un mépris "ouvert", en dehors comme vous le dites de quelques cas. C'est un mépris latent, que tous n'ont pas fort heureusement, mais qui peut se lire ou se voir de certains regards. Une sorte de sentiment de supériorité mêlé à cette espèce de paranoïa éternelle du journaliste qui veut vous descendre. Encore une fois, certains ont très bien compris la façon dont fonctionne le jeu, et même s'ils ne pensent peut-être (je n'en sais rien) pas que du bien de nous, ils font le job avec respect et professionnalisme. Karim Benzema, par exemple.

Écrit par : Bertrand Volpilhac | 26 juin 2012

Je hais le foutebole . Mais je hais encore mille fois plus ses ayatollahs, les "journalistes" sportifs . Parce que le foute pour en être délivré, il suffit de ne pas regarder les matchs et de ne pas fréquenter de supporters... Mais les teckels de garde de l'idéologie foutebolistique squattent tous les média, il est impossible d'essayer de se tenir au courant de la marche du monde sans être inondé de leurs commentaires ineptes sur un spectacle que nous ne désirons pas voir et dont nous ne désirons rien savoir.

Écrit par : netchaev | 26 juin 2012

Oh, oui, c'est vraiment un métier dure le métier de journaliste. A côté de ça, être maçon en hiver, prof de collège ou gardien de prison, c'est bien plus confortable...

Écrit par : ex-informaticien | 26 juin 2012

Comme éboueur, chirurgien néo-natal, plâtrier, .... Je ne suis pas journaliste mais tous ces métiers sont durs, ou non, c'est selon ... mais ce sont de vrais métiers! Footballeur ? ? ?

Écrit par : ravaillac03 | 26 juin 2012

Je fais partie de ceux qui subissent les jeux du cirque, cet opium du peuple qu'est le football. Ceci ne m'a pas empêché en 1998 de prendre ma voiture le soir de la victoire de la France pour aller humer avec délice cet air de concorde qui embaumait le stade de France. C'était ma ZM à moi. Depuis, enfer et damnation, horreur et stupéfaction, dans cette activité (peut-on qualifier le football de sport?) hautement rémunératrice jusqu'à des hauteurs où le nombre de zéros... frise l'incompréhensible, rien ne suscite chez ces "pieds-sans-tête" la moindre parcelle d'enthousiasme. Le microcosme de la ZM tel que l'excellent document de Monsieur Volplhac l'éclaire me paraît bien illustrer la barrière d'incompréhension qui sépare le monde réel (dont les journalistes font partie à mon sens) de la nébuleuse footesque! D'un côté les journalistes dont j'espère qu'ils revendiquent la tête haute qu'ils sont des intellectuels, témoins éclairés de leur époque, de l'autre des pieds qui deviennent , à de rares exceptions, des .. casse-pieds! Je fais partie de ceux que le foot ennuie non seulement par essence mais surtout en raison des "affaires" qui gravitent autour. Si les praticiens aux pieds agiles ne sont pas capables de penser et donc d'être à la hauteur de la situation en ZM , ils n'ont qu'à changer de piste. Quitter la pelouse pour le parquet des thés dansants par exemple. Monsieur Nasri me paraît être l’archétype du footeux basique pour ne pas dire basal. Attendre d’un « pieds » qu’il agisse comme une « tête » relève d’un optimisme touchant. Non, le journaliste n’a rien provoqué d’autre que le réveil d’une logorrhée verbale déjà incontinente. La seule protection efficace contre ce genre d’affection me paraît être l’ablation… du « pieds » qui fait boiter une équipe ( !) déjà bien malade. Oui le journaliste a fait son travail. Oui je comprends ce qu’il peut ressentir devant ces trublions argentés et décervelés incapables de se tenir et de représenter le pays qui les nourrit plus que grassement. Oui l’article de Monsieur Volpihac sur la ZM est équilibré et éclairant. Oui ces « pieds » me fatiguent et me font presque regretter d’avoir eu mon seul coup de cœur footesque, pour des Zidane, Henry, Bartez, Blanc, … eux au moins avaient une tête sur les épaules, pas seulement des pieds…

Écrit par : ravaillac03 | 26 juin 2012

Bon article gâché par les "connards d'espagnols". Les français faisaient pareil de leur côté et sont plutôt dans le top five des journalistes les moins cordiaux à l'étranger. Mais bon...

Quant à Nasri, on s'enflamme contre lui, les sondages populistes pour demander s'il doit être sanctionné, renvoyé, etc. pleuvent et sont complètement stupides. Le coup de boule de Zidane ou le crachat de Barthez sur un arbitre (pour ne citer que ça), ça c'était scandaleux.

On fait peu de bruit sur le comportement hallucinant de Menes (face à Lloris ou l'arbitre) pendant le match (un article de L'équipe.fr sur le sujet a même disparu peu après sa mise en ligne...) alors que là c'est typiquement le genre de chose qui est mauvais pour l'équipe en général, mais on crucifie Nasri qui a des mots (pas classes certes) hors du terrain avec des journalistes. S'il avait mal parlé à un supporter, est-ce que ça aurait fait le même tapage ? Non il s'en est pris à des journalistes, et là, c'est LE crime ultime, on parle de le virer à vie de l'EDF. C'est d'un ridicule...

Que l'EDF n'ait pas brillé pendant l'Euro c'est une chose, que le match contre la Suède ait été très décevant, qu'ils soient tout de même parvenu en quarts, ça c'est un vrai sujet mais aujourd'hui je pense sincèrement que ce qui me fait dédaigner cette équipe qui a de vrais atouts ce n'est pas les individualités qui la composent, c'est le lynchage permanent qu'elle subit par certains journalistes. Autant le comportement des Evra & Cie en Afrique du Sud m'avait dégouté de l'équipe, autant l'acharnement et l'ambiance "potins/rumeurs" qui a sévit ces dernières semaines m'ont donné envie d'en soutenir certains contre la débilité apparemment majoritaire. Parce qu'au fond, qu'est-ce qu'on en a à faire que Nasri insulte quelqu'un, journaliste ou pas ? Il est footballeur, il est payé pour participer, avec ses coéquipiers, à faire gagner l'équipe, pas pour être un modèle. Ce qui est dit hors du terrain (et qui ne constitue pas un délit) n'a rien à faire dans les gros titres, de mon point de vue.

Bref, merci pour l'article.

Écrit par : Ulrik | 26 juin 2012

ARRAS- 62 le 26.Juin.2012
Bonjour ou Bonsoir

En 1971, j'ai excer le métier de Gardien d'immeuble
Un jeune Mec m'a traité de : va te faire enculer.....
et nous sommes en 2012
et c'est mots ont toujours courts
André

Écrit par : andre-cossart | 26 juin 2012

Godillo

Je suis journaliste sportif et franchement effaré par les commentaires lus sous ce post.
Quelques précisions me semblent importantes :
- Les footballeurs professionnels sont millionnaires parce que leurs matches sont retransmis et qu’on parle d’eux dans les médias. Donc, s’exprimer dans les médias fait d’ailleurs partie de leurs engagements, par exemple spécifiés dans une charte propre à l’équipe de France. Ils ne sont pas payés pour parler aux journalistes. Mais s’ils sont payés aussi bien, c’est aussi parce qu’ils sont médiatisés.
- Les journalistes sportifs n’ont jamais souhaité que le football dérive vers le sport business. Pour info, le football est devenu un sport professionnel en France, dans les années trente, bien avant que la presse sportive ne se professionnalise…
- Certains ont raison de pointer que nous autres sommes désormais totalement acteurs d’un système malsain. Il y aurait beaucoup de choses à revoir, à redire. Pour ma part, je ne traite jamais des affaires personnelles des joueurs et des histoires de transferts. Ça n’a rien à voir avec mon métier.
- Les (bons) journalistes ne sont pas supporters. Un bon journaliste essaie de rester neutre. Et il essaie donc de recueillir des témoignages pour illustrer un résumé ou une analyse de match. Sinon, il a l’impression de ne pas avoir de matière à offrir.
- Vouloir qu’un joueur témoigne, commente son match, sa saison, son avenir, ce n’est pas une recherche putassière de scoop. C’est faire son métier de journaliste. On s’en fiche qu’il ait gagné ou perdu. Ce qu’on veut, c’est qu’il nous apporte un témoignage de qualité pour nos lecteurs/auditeurs/téléspectateurs.
- Journaliste sportif n’est pas un métier aussi pesant que certains. Mais quand on bosse sur un Championnat d’Europe ou une CAN, c’est durant trente jours d’affilée, de 10h à 2h’ du mat. Je ne connais pas beaucoup d’autres professions où travailler 7j/7, 90 heures par semaine, soit aussi accepter sans contrepartie. Beaucoup de gens croient qu’on arrive au stade une heure avant, qu’on s’en va une heure après, et que c’est plié.
- Les journalistes sont des êtres humains et ils n’aiment pas être méprisés. A en croire, certains commentaires, le mépris des joueurs est normal et il faut l’accepter, sinon, il faut changer de métier. Et s’il faillait plutôt s’interroger sur l’attitude de certains footballeurs ? C’est ce que font les éducateurs et certains dirigeants du sport français.
- Un footballeur a la droit d’être dégoûté, d’être déçu, d’avoir des mouvements d’humeur. C’est même un devoir : ça prouve qu’il n’aime pas perdre. Mais un sportif capable de relativiser, c’est bien aussi. Ça prouve qu’il a aussi une certaine intelligence.

Écrit par : Godillo | 26 juin 2012

Je vous rejoins, Godillo. Et j'irai même plus loin: en tant que journaliste sportif, on a besoin des "déclas" des joueurs/entraîneurs/dirigeants pour agrémenter notre papier. Ne serait-ce que pour confronter notre point de vue à celui des joueurs. Vous devant votre télé ou nous dans notre tribune, est-ce qu'on a le même ressenti que les joueurs depuis le terrain? La preuve que pas toujours puisque les Bleus n'étaient pas mécontents de leur match face à l'Espagne.

Il est clair qu'on peut se passer des déclas, grandes ou petites. Mais, dans le cas contraire, on ne serait que "des mecs aigris pas assez bons pour passer pro et qui, de toute façon, ne connaîssent rien au foot". C'est facile de nous jeter la pierre. Dans l'ensemble, nous sommes tous des passionnés qui tentent de faire leur métier comme il faut. Oui, il y a des copains; oui, il y a des moutons noirs... Comme chez les flics, les profs, les maçons ou les secrétaires...

Les footballeurs ont autant besoin des journalistes que les journalistes ont besoin des footballeurs.

Écrit par : potato | 26 juin 2012

En tant qu'ancienne athlète de haut niveau, dans un milieu bien différent du foot, j'ai eu à côtoyer cette zone mixte.

Où que l'ont soit heureux ou pas de son résultat, il va falloir être assez fort pour synthétiser, voire même réfléchir aux mots qui seront utilisés de manière percutante.
Mais même lorsque je n'étais pas contente de mon résultat, même lorsque je savais que j'allais recevoir quelques critiques par certains journalistes, il me semblait évident qu'il fallait y aller. C'était aussi un moyen de faire un premier point, d'avoir un premier recul sur ma compétition.
Et puis, il vaut mieux être cité, que d'avoir l'avis du journaliste, qui ne peut pas se mettre à notre place, et qui forcément dira des choses qui ne nous plairont pas forcément. Evidemment, dans le cas d'une victoire, on ne se voile pas la face que c'est plus facile de discuter avec des journalistes, mais c'est toujours mieux de s'exprimer et de donner ses impressions !

Mais dans cette zone, l'avantage, c'est qu'on ne dit qu'une à deux fois ce qu'il faudrait répéter 15 fois si les journalistes étaient dispersés.
Et je n'aime pas non plus qu'il y aie du bruit derrière, dans le cas ici des journalistes espagnols, après on n'entend pas les questions. Ça ne fait pas très malin de faire répéter 3 fois pour une radio.

Écrit par : Amélie | 27 juin 2012

Bonjour,

Je ne vais pas revenir sur tout ce qui a été dit, l'essentiel est là.
Je voudrais juste rappeler effectivement (et tant pis çà va apparaitre à charge contre les journalistes mais...) que à l'époque pré-coupe du Monde 98, Jacquet s'est fait lyncher par la presse et notamment l'Equipe. Quand je dis "lyncher" je ne parle de différents techniques centrés sur le jeu mais de critiques personnelles qui n'avaient rien à faire là (critiques sur l'homme pas sur le sélectionneur).
Et puis, comment vous expliquer ce que j'ai ressenti le jour où j'ai vu chez le marchand de journaux le titre de l'Equipe avec les mots d'Anelka lors de la dernière coupe du monde (et pour ceux qui s'en souviennent la une avait été bien soignée au-delà des mots avec un beau face à face hargneux de visage entre Domenech et Anelka).
J'en ai presque été gêné, hésitant à prendre le journal comme si c'est moi qui avait prononcé ces mots. Finalement prouvant par là que je marche dans le système malheureusement, j'ai bien évidemment acheté le numéro ce jour.
Mais en parcourant les quelques mètres qui me séparaient de la voiture où m'attendait mon fils, alors que je brûlais d'en savoir plus, j'ai tout bonnement replié le journal sur lui-même pour qu'il ne puisse entrevoir la couverture.
Ce que je veux dire : la rédaction et les patrons de l'Equipe sont évidemment des gens compétents ET intelligents. Tout le monde connait le poids de l'Equipe en France. A partir du moment où ils publient quelque chose, c'est un grand feu vert adressé à toute la profession. C'est aussi - et la rédaction le savait - un grand feu vert au chaos que leur choix allait engendrer.
Décemment, en leur âme et conscience ils ont pris la décision de publier cette "information".
Cela je ne le comprendrais jamais...

A ceux qui me répondraient que c'est une information, qu'il est nécessaire de la publier, que c'est toute l'essence d'un journaliste, que cela permet au moins de dénoncer, pensez-vous que ce sont VRAIMENT pour ces raisons que l'Equipe a décidé de le faire ?
J'aurai voulu être en conférence de rédaction quand la décision a été prise, je crois que j'aurai malheureusement été déçu ou plutôt confirmé dans ce que je pense.
Allez les Bleus ! :)

Tit

Écrit par : Tit | 27 juin 2012

Les commentaires sont fermés.

 
Toute l'info avec 20minutes.fr, l'actualité en temps réel Toute l'info avec 20minutes.fr : l'actualité en temps réel | tout le sport : analyses, résultats et matchs en direct
high-tech | arts & stars : toute l'actu people | l'actu en images | La une des lecteurs : votre blog fait l'actu