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01 juillet 2012

Mon onze type de l'Euro

 

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Oui, je sais, normalement on fait l’équipe type du championnat après la finale. Mais comme je prends l’avion demain matin à 8h30 et qu’en arrivant à Paris je ne veux plus entendre parler foot pendant une décennie, j’ai décidé de la faire avant. Faut dire qu’on se fait un peu chier au Media Center en attendant le coup d’envoi…

 

GARDIEN

 

Gianluigi Buffon - D’entrée, je vais mettre tous les sceptiques d’accord. Iker Casillas aurait pu (dû ?) faire partie de ce onze mais il va payer pour ma haine sans nom envers cette saloperie d’équipe d’Espagne, la plus dégueulasse/chiante/relou/insupportable de l’histoire. C’est injuste car il est le seul à ne pas faire de passes en retrait (et pour cause…), mais c’est lui le capitaine, il prend pour les autres.

 

Buffon, donc. Quand on voit sa gueule en conférence de presse, on a l’impression qu’il a 55 ans. Quand on voit ses grilles de loto-foot, on a l’impression qu’il est bon pour la zonzon. Quand on voit ses arrêts, on a l’impression d’avoir retrouvé celui qui nous a fait chialer il y a 6 ans. Monumental.

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DEFENSEURS

 

Latéral droit : Abate – Jean-Claude Abate est une sorte d’analogie d’un match de Rafael Nadal. Il joue défensif, passe son match à faire l’essui-glace et finit par déglinguer tout le monde d’une belle attaque de coup droit. Sauf que l’Italien n’a pas eu à jouer Rosol, lui. Assurément le meilleur latéral droit de la compétition, il va prendre Iniesta dans le pif en finale. Ca risque d’être gratiné.

 

Centraux : Sergio Ramos – Si à 26 ans vous n’avez pas gagné trois championnats d’Espagne, une coupe d’Espagne, un titre de champion du monde, un autre d’Europe et atteint les 91 sélections avec votre équipe nationale, vous n’avez pas réussi la vie de Sergio Ramos. On ne parle pas souvent de lui, sauf quand il se fait expulser pour un tacle de boucher, mais il tout simplement infranchissable. Un seul but concédé dans cet Euro, le titre local volé au grand Barça de Messi, tout ça, c’est en grande partie grâce à lui.

 

Pepe – Pour moi, c’est le meilleur défenseur du monde (à égalité avec Ramos, en fait). Longtemps considéré comme un paria pour sa tendance à péter les plombs, ce mec est un roc physique, une machine à gagner les duels et à faire des fautes sans se faire griller. On croit qu’il prend des jaunes à tous les matchs, c’est faux: avant d’affronter l’Espagne en demi, il n’avait fait qu’une faute dans tout le tournoi. Roi du taquet utile, de la savate nécessaire, il a stoppé à lui tout seul l’Espagne en demi. Enfin, jusqu’au pénos, quoi.

 

Latéral gauche: Jordi Alba – Avant, le point faible de l’Espagne, c’était Capdevilla. Mais ça, c’était avant l’éclosion de Jordi Alba, nabot d’1,65m et gueule d’adolescent à qui il ne manque plus qu’un mulet pour faire le tour de la ville en mobylette. Parlons de mobylettes, justement, le futur latéral du Barça va à 2000 à l’heure, grille tout le monde (un petit mot, Debuchy?) et joue plutôt ailier gauche qu’autre chose. Mais il s’en fout, y a Ramos pour couvrir derrière.

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MILIEUX

 

Récuperateur : Khedira – Parce qu’il fallait bien un Allemand. Quand Ozil fait de la merde, que Schweinsteiger joue sur une jambe, que Gomez passe son temps à remettre en place sa coupe de cheveux au relent historiquement douteux, lui fait le boulot. Et pas à moitié. Il ratisse, distribue, marque. Même de son mauvais pied. C’est trop facile, sinon.

 

Relayeurs: Iniesta – Je déteste l’Espagne, mais lui… En fait je n’ai rien à écrire sur lui, tout le monde sait déjà qu’il est le joueur le plus intelligent du monde. Après, c’est sûr, c’est facile d’arriver frais à l’Euro quand on ne branle rien toute l’année en club. Hein Andrès?

 

Pirlo – Le quarterback italien: Il joue bas, récupère la balle, lève la tête et la distribue. Attention malgré tout à ne pas tomber dans l’éloge à outrance, certaines sources italiennes d’avant-guerre rapporte qu’un jour de mars 1937, une de ses transversales n’est pas arrivée dans les pieds de son destinataire.

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ATTAQUANTS

 

Ailier gauche : Ronaldo – J’ai longtemps hésité à le mettre dans cette liste, tellement il a été nul à chier contre l’Espagne. Mais bon, il est malgré tout monstrueux. C’est quand même en grande partie grâce à lui que le Portugal arrive en demi.

 

Ailier droit : Dzagoev – Le seul à ne pas avoir atteint au moins les quarts dans cette liste. Mais c’était compliqué pour le Russe, qui a joué à 1 contre 11 ses trois matchs de poule. Ca a suffit pour rincer la République Tchèque, mais pas la Grèce. L’un des ailiers les plus prometteur d’Europe, si tant est que la Russie soit en Europe. Vif, technique, bon de la tête, excellent finisseur. Il n’a qu’un seul défaut: il joue encore au pays.

 

Avant-centre : Balotelli – En un match et deux buts, Super Mario a réécrit sa légende. De sale petit con qui n’en branle pas une, Balo est devenu un génie incompris. L’un des plus grand talents de ce monde. Et surtout, qu’il ne change rien à son comportement, c’est comme ça qu’on l’aime.


COACH

Cesare Prandelli - L'homme qui a réussi avec une équipe de merde, parfaitement dégueulasse à la Coupe du monde 2010, à atteindre la finale de l'Euro. Chapeau.

La compo : Buffon - Abate, Ramos, Pepe, Alba - Khedira, Pirlo, Iniesta - Dzagoev, Ronaldo, Balotelli.

Remplaçants: Casillas, Lahm, Hummels, Debuchy, Modric, Moutinho, Gerrard, Diarra, Ribéry, Gomez, Mandzukic, Montolivo. Et Nasri. Non, on déconne.

 

 

 
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